
La Corvette C4 est la quatrième génération de Corvette produite par Chevrolet entre 1984 et 1996 à près de 350 000 exemplaires.
Cette fois la voiture est complètement nouvelle. Il s’agit toujours d’un châssis en acier habillé d’une carrosserie en composites avec toujours un moteur V8 atmosphérique en position centrale avant.
L’aluminium est utilisé largement pour les trains roulants afin de limiter la masse à 1500kg.
Au départ seul le small bloc de 350ci (5.7L) et 205 Ch est disponible en boite automatique ou manuelle. Le châssis pourrait accepter une puissance nettement supérieure, ce qui est proposé à partir de 1990 avec le V8 entièrement nouveau développé par Lotus qui a été racheté par General Motors. C’est un V8 5.7L avec 32 soupapes en tête développant 380 Ch et jusque 400 pour les derniers millésimes. La Corvette ZR-1 peut rivaliser avec une Ferrari Testarossa pour une fraction de son prix aussi bien à l’achat qu’à l’entretien.
La ZR-1 étrenne une nouvelle face arrière et un nouveau tableau de bord qui seront ensuite généralisés sur toutes les C4 accompagnés par un nouveau bouclier avant.
Ma C4
J’ai acheté une ZR-1 sortie de grange et je me suis attelé à la remettre en route.

La 1ère mission a été de la charger sur ma remorque : elle est non roulante avec les freins grippés !!!

Sur le trajet du retour, beaucoup de pouces levés pour saluer mon épave : ça fait toujours plaisir même si je ne sais pas encore si la remise en route sera possible.



Le réservoir est ouvert : il est plein d’eau et la pompe a essence est aux abonnés absents : ça commence bien.




La saleté et les insectes sont partout : un bon nettoyage est nécessaire pour y voir plus clair


Avec les freins grippés chaque déplacement est un enfer : heureusement qu’il y a la moto

J’ai démonté les freins pour pouvoir déplacer la voiture. Comme ils étaient grippés tous les 4 j’ai commencé par les refaire à neuf : à quoi bon redémarrer une voiture si on ne peut pas s’arrêter ?
Bien entendu les pistons ne veulent pas tous se laisser expulser à l’air comprimé : il a fallu se fabriquer un outil pour en venir à bout !!!


Tout cela est bien cracra et un peu rouillé


Les pistons ont eu droit à un polissage

Les disques et les parties d’étrier en fonte sont dérouillées par électrolyse : c’est nettement moins fatiguant que le brossage


Pour l’aluminium, pas le choix il a fallu brosser la corrosion de surface en alumine.
Ensuite vernis haute température pour tout le monde et cuisson au four



Tout est remonté avec des soufflets et joints neufs et on purge au vide : c’est moins fatiguant que de pomper à la pédale et ça se fait tout seul. J’en ai profité pour changer les flexibles qui étaient bien craquelés.

Une fois la partie freinage traitée on va s’occuper de l’alimentation en essence.
Le filtre a essence est très accessible et bonne nouvelle il contient toujours de l’essence. Ca sent la vielle essence mais au moins il n’y a pas d’eau à ce niveau. J’en profite pour envoyer de l’air comprimé pour vider les tuyaux de la vieille essence.

Le réservoir fait de la peine : il est bien attaqué par la rouille.


Je décide le le remplacer et en achète un d’occasion en parfaite santé. Je le peint au zinc en bombe avant de le remonter.

Vient le tour des 16 injecteurs. La ZR-1 en a 2 par cylindre. Seront-ils grippés après 15 ans d’immobilisation ?

Testons les au banc d’injecteurs

Aucun n’est grippé mais ils n’ont pas tous le même débit. Quelques séances de nettoyage aux ultrasons vont améliorer la situation.


J’en profite pour changer les joints toriques et les filtres des injecteurs avant de les réinstaller sur leur rampe.

Malheureusement leur séjour prolongé dans de la vielle essence avec probablement de l’éthanol a attaqué le vernis de leurs bobines et ils ont une résistance de 7 ohms au lieu de 12. Il faudra tout de même les remplacer ultérieurement.
Les radiateurs sont démontés et nettoyés et le filtre à air remplacé


La ligne d’échappement a eu le droit à son dérouillage par électrolyse et vernis haute température

Les 8 bougies sont remplacées : il semble qu’elle tournait trop riche avant son arrêt prolongé. Peut être à cause des injecteurs fatigués ? J’en ai profité pour mettre un peu d’huile dans les cylindres par les puits de bougie. Ca risque de fumer un peu au démarrage.

Le circuit de refroidissement est rempli par gravité en siphonnant le bidon placé en hauteur

L’huile est envoyée sous pression par le puit de la sonde de pression d’huile afin de lubrifier tout le moteur avant le redémarrage

1er essai de démarrage
Elle démarre, c’est la bonne nouvelle. Il reste du boulot pour qu’elle roule : la suite très bientôt
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